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Avoir très peur, être pris d'une grande frayeur. En québécois familier, « avoir la chienne » signifie avoir peur - parfois une peur soudaine et intense.

  • familier
  • Tout le Québec

Origine

En québécois familier, « avoir la chienne » signifie avoir peur - parfois une peur soudaine et intense. On peut dire « j'ai eu la chienne » pour raconter une grande frousse, ou encore « la chienne m'a pogné » pour décrire la peur qui vous prend d'un coup. La forme « avoir la chienne de sa vie » désigne la peur la plus intense qu'on ait jamais ressentie.

Utilisation

L'origine précise de l'expression n'est pas documentée dans les dictionnaires spécialisés - le Wiktionnaire lui-même indique que l'étymologie est « manquante ou incomplète ». Ce qu'on sait, c'est que le mot « chienne » est très productif dans le vocabulaire familier québécois : on dit « une vie de chienne » pour une vie difficile, « c'est chien » pour quelque chose de dur ou d'injuste. C'est dans ce terreau sémantique que l'expression s'est probablement développée.

Nuances

Le registre est familier - oral, populaire, ancré dans la conversation courante. Usito et le Wiktionnaire la classent comme familière, sans la marquer comme vulgaire. Un francophone de France sera dérouté : la peur n'est pas du tout le premier sens que lui suggère le mot « chienne ».

Le saviez-vous ?

Ce qui est frappant avec cette expression, c'est sa puissance évocatrice. Sans chercher à expliquer, elle communique instantanément l'intensité de l'émotion. Quand quelqu'un dit « j'ai eu la chienne », tout le monde autour comprend que ce n'était pas une petite inquiétude.

Exemple

- T'as vu le film d'horreur hier soir ? - Oui ! J'ai eu la chienne pendant toute la deuxième heure !

Autres façons de le dire

La chienne m'a pogné Avoir la chienne de sa vie
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