« Prendre une courte pause » ou « être surpris et reprendre ses esprits »
Origine
Cette expression est née du rythme effréné de la vie moderne québécoise. Elle traduit l'idée de disposer d'un tout petit moment libre, juste assez pour glisser une demande ou une conversation rapide.
Utilisation
On l'entend constamment au bureau ou entre proches. « T'as-tu un deux minutes ? Faut que j'te parle. » C'est la formule classique pour aborder quelqu'un sans avoir l'air de vouloir monopoliser son temps.
Nuances
Le ton est poli mais direct, typiquement québécois. L'expression fonctionne dans presque tous les registres, du collègue au patron. Elle sous-entend souvent que la conversation durera bien plus que deux minutes !
Le saviez-vous?
Le saviez-vous ? Malgré son nom, une conversation qui commence par « t'as-tu un deux minutes » dure en moyenne quinze minutes selon l'humour populaire québécois. C'est devenu un running gag dans plusieurs séries télé d'ici !
Exemple
Heille, j'peux-tu avoir un deux minutes? Faut que j'aille aux toilettes avant qu'on reparte.