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Être fatigué, exaspéré, en avoir assez. L’expression vient du verbe « tanner », qui désigne le traitement du cuir.

  • familier
  • Tout le Québec

Origine

L’expression vient du verbe « tanner », qui désigne le traitement du cuir. Quand on tanne une peau, on la travaille, on la frotte, on l’use. Par extension, quelqu’un qui est tanné, c’est quelqu’un qu’on a usé à force de le fatiguer.

Utilisation

On l’utilise tout le temps au Québec, dans à peu près tous les contextes. C’est familier mais tout à fait acceptable, même au travail. « Je suis tanné de la réunion », « je suis tanné qu’il pleuve » — ça exprime un ras-le-bol, une exaspération.

Nuances

En France, on dirait plutôt « j’en ai marre » ou « j’en ai ras-le-bol ». Si tu dis « je suis tanné » à Paris, on risque de penser que tu parles de bronzage. C’est un faux ami culturel classique.

Le saviez-vous ?

Les Québécois conjuguent leur tannage par intensité : tanné, ben tanné, tanné en maudit, tanné raide. Plus tu ajoutes de mots, plus t’es proche de l’explosion.

Exemple

Je suis tanné de pelleter de la neige chaque matin.
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