En avoir assez, être à bout, ne plus supporter une situation. « Avoir son voyage » est une expression familière québécoise qui exprime l'exaspération ou le fait d'être complètement à bout.
- familier
- Tout le Québec
Origine
« Avoir son voyage » est une expression familière québécoise qui exprime l'exaspération ou le fait d'être complètement à bout. On dit « j'ai mon voyage » quand on n'en peut plus, quand une situation a atteint son point de rupture. Selon le contexte et le ton, l'expression peut aussi exprimer un étonnement vif ou une incrédulité, proche de « j'en reviens pas ».
Utilisation
Son origine n'est pas formellement documentée dans les dictionnaires reconnus. L'hypothèse populaire la plus répandue repose sur le sens québécois de « voyage » pour désigner un chargement ou une cargaison - un usage effectivement attesté dans le parler d'ici. « Avoir son voyage » voudrait alors dire être rempli à ras bord, ne plus pouvoir rien prendre de plus. Cette explication reste toutefois spéculative : aucun dictionnaire officiel ne la valide formellement.
Nuances
Le registre est familier. C'est une expression typiquement orale, bien ancrée dans le parler québécois populaire. Par rapport à certains synonymes plus crus, elle reste relativement modérée et accessible dans la conversation courante. Un francophone de France ne la comprendra pas spontanément.
Le saviez-vous ?
Ce qu'on apprécie dans cette expression, c'est son image : celle d'un contenant qui arrive à saturation, d'un être humain qui a accumulé assez pour déborder. Elle se conjugue avec beaucoup de naturel : « Là, vraiment, j'ai mon voyage de cette situation-là. »
Exemple
- Le propriétaire a encore augmenté le loyer ? - Oui ! J'ai mon voyage. On déménage en juin.