Hésiter, tergiverser, avoir du mal à prendre une décision ou à agir. Se dit aussi d'une situation précaire, d'un projet ou d'un poste qui semble fragilisé et sur le point de basculer. L'image vient d'un outil dont le manche est mal fixé : si ça branle dans le manche, ça manque de stabilité et de solidité.
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- Tout le Québec
L'image vient d'un outil dont le manche est mal fixé : si ça branle dans le manche, ça manque de stabilité et de solidité. De là, au Québec, l'expression s'est fixée sur l'idée d'hésitation ou de manque de fermeté : une personne qui « branle dans le manche » n'arrive pas à se brancher, à prendre une décision ou à passer à l'action.
Un avertissement important pour les personnes qui viennent de France : là-bas, le verbe « branler » a très souvent une connotation sexuelle. Au Québec, dans cette expression, il n'y a aucune vulgarité - le mot garde son sens d'origine, signifiant bouger ou être instable. L'expression peut donc surprendre des francophones non québécois, mais elle est totalement courante et sans sous-entendu ici.
« Bretter » est un verbe québécois synonyme courant, qui décrit aussi bien le fait de perdre son temps, d'hésiter ou de ne pas avancer. On peut dire « il brette » ou « il branle dans le manche », les deux se comprennent.
Exemple
- Ça fait trois semaines qu'il branle dans le manche pour accepter l'offre d'emploi. - La compagnie va finir par chercher quelqu'un d'autre si ça continue.