Pas mal, plutôt bien, parfois même très bon. L'emploi de « pire » au sens de « mauvais » n'a rien d'une invention d'ici.
- familier
- Tout le Québec
Origine
L'emploi de « pire » au sens de « mauvais » n'a rien d'une invention d'ici. La tournure « pas pire » se disait déjà dans le français parlé d'autrefois ; le Québec l'a gardée et en a fait un réflexe de tous les jours.
Utilisation
On l'emploie pour dire que quelque chose va bien, sans trop en mettre. « Pis, ta fin de semaine ? - Pas pire ! » Neuf fois sur dix, « pas pire » veut dire « pas mal du tout », un compliment qui n'ose pas se dire au complet.
Nuances
Tout se joue dans le ton. Avec un sourire, « c'est pas pire » glisse vers « c'est vraiment bon ». Lâché du bout des lèvres, ça reste poli et tiède : « bof, ça va ».
Le saviez-vous ?
Ajoutez « pantoute » et vous montez d'un cran : « pas pire pantoute », c'est franchement réussi. La litote québécoise complimente souvent sans en avoir l'air.
Exemple
- Comment c'était, ton entrevue ? - C'était pas pire !