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Somnoler assis, tête qui dodeline. Le mot « clou » a inspiré plusieurs expressions imagées en québécois.

  • familier
  • Tout le Québec

Origine

Le mot « clou » a inspiré plusieurs expressions imagées en québécois. Ici, l'image est mécanique : la tête qui tombe vers l'avant puis se redresse brusquement rappelle le mouvement d'un marteau frappant un clou, encore et encore. C'est cette répétition involontaire (la tête qui dodeline, pique du nez, se ressaisit, recommence) qui colle si bien avec le geste du charpentier.

Utilisation

On emploie l'expression pour décrire quelqu'un qui lutte contre le sommeil en position assise : dans le métro, en réunion, devant l'écran à la fin d'une longue journée. « Il cognait des clous pendant toute la présentation. » On peut aussi l'utiliser à la première personne pour avouer sa fatigue avec un peu d'humour : « Excuse-moi, je cogne des clous depuis le souper. »

Nuances

Le ton est souvent amusé ou affectueux, rarement vraiment moqueur. On rit avec la personne fatiguée, pas d'elle. Registre familier, principalement oral. En France, on dirait « piquer du nez » ou « lutter contre le sommeil », des expressions qui rendent à peu près la même idée mais avec moins d'image concrète. « Cogner des clous » ne sera pas compris hors du Québec.

Le saviez-vous ?

Le mot « clou » a généré d'autres expressions québécoises autour du travail manuel : « il pleut des clous » pour une pluie violente, par exemple. Ce recours aux matériaux de construction dans les comparaisons est une marque du français québécois, façonné par une réalité longtemps rurale et artisanale.

Exemple

- T'as l'air ben fatigué, toi. - C'est sûr, j'ai cogné des clous pendant toute la réunion.
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Autres expressions

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