Je vais faire tourner mon moteur ; informellement, faire démarrer ou fonctionner ma voiture. « Faire virer son char » est une tournure populaire du Québec qui signifie mettre le moteur en marche ou faire fonctionner sa voiture.
- populaire
- Tout le Québec
Origine
« Faire virer son char » est une tournure populaire du Québec qui signifie mettre le moteur en marche ou faire fonctionner sa voiture. Dans cette expression, le verbe « virer » est utilisé au sens de « tourner » ou « fonctionner en rotation », par référence au moteur qui se met à tourner lorsqu'on allume le contact. Et « char », bien sûr, désigne l'automobile dans le langage familier québécois.
Utilisation
Il faut noter que l'expression consacrée pour « démarrer une voiture » est davantage « partir le char », qui s'est imposée dans l'usage courant. « Faire virer son char » est une variante populaire - non répertoriée dans les grands lexiques de québécismes - qui met l'accent sur la mise en rotation du moteur. Cet emploi de « virer » pour un moteur est attesté en québécois : le dictionnaire Usito et le site oreilletendue.com citent des exemples littéraires où « virer » décrit un moteur qui tourne correctement (« le moteur s'est mis à virer comme un rasoir »).
Nuances
L'hiver québécois donne à cette expression toute sa saveur pratique : lorsqu'il fait -20 °C ou moins, « faire virer » son char peut tenir de l'exploit. On sort les câbles de démarrage, on branche le chauffe-bloc, et on espère que le moteur se mettra enfin à « virer ». Ce contexte très concret explique l'expression mieux que n'importe quel dictionnaire.
Le saviez-vous ?
Le registre est populaire, surtout à l'oral dans des situations informelles. Si un voisin vous dit qu'il va « faire virer son char », il ne parle ni d'un virage ni d'un demi-tour : il va simplement faire partir sa voiture.
Exemple
- On est prêts à partir ? - Presque, j'vais faire virer mon char pis on décolle !