Se vanter, afficher sa fierté de manière ostentatoire ; fanfaronner sur ses réussites. « Se péter les bretelles » est une locution familière qui décrit quelqu'un qui s'enorgueillit très visiblement - en parlant de ses réussites, en cherchant à impressionner ou en gonflant la poitrine de satisfaction.
- familier
- Tout le Québec
Origine
« Se péter les bretelles » est une locution familière qui décrit quelqu'un qui s'enorgueillit très visiblement - en parlant de ses réussites, en cherchant à impressionner ou en gonflant la poitrine de satisfaction. L'image vient du geste de tirer ses bretelles (les « suspenders ») avec les pouces avant de les laisser claquer sur la poitrine - posture associée à la fierté ostensible et à la vantardise dans l'habillement masculin traditionnel du XIXe siècle.
Utilisation
Usito et le Wiktionnaire documentent l'expression comme une locution pronominale familière québécoise signifiant « éprouver un sentiment de triomphe, manifester la plus grande satisfaction, se vanter ». Certaines sources indiquent que l'expression française « se la péter » (frimer, fanfaronner) pourrait dériver de la forme québécoise complète « se péter les bretelles », ce que confirme le Wiktionnaire à titre d'hypothèse.
Nuances
L'expression peut être neutre (« il se pète les bretelles depuis sa promotion »), légèrement ironique ou franchement critique selon le ton. Elle se décline souvent au négatif : « y a pas de quoi se péter les bretelles » pour relativiser un succès ou souligner une déception. Au Québec, « péter de la broue » exprime une idée voisine (fanfaronner avec excès).
Le saviez-vous ?
En France, les équivalents seraient « se gonfler d'orgueil », « fanfaronner » ou « se la péter » ; en français soutenu, « s'enorgueillir » ou « faire preuve de vantardise ».
Exemple
- Depuis qu'y ont gagné le tournoi provincial, y arrêtent pas de se péter les bretelles. - C'était juste un match de consolation... y a pas de quoi se péter les bretelles tant que ça.