Atténuer ses exigences, modérer ses attentes ou faire des compromis dans une situation donnée.
Origine
L'expression mélange l'anglais « slack » (relâcher) et le français « maille » (boucle de tricot). Elle évoque le geste de lâcher une maille en tricotant pour détendre l'ouvrage. Un bel exemple du franglais québécois.
Utilisation
On l'utilise pour demander à quelqu'un de se détendre ou de lâcher prise. « Slack une maille, c'est pas la fin du monde ! » ou « Mon boss devrait slacker une maille, il stresse tout le bureau. »
Nuances
C'est très familier, voire argotique. L'anglicisme « slack » est profondément intégré au parler québécois populaire. L'expression ne passerait jamais dans un texte formel, mais elle est parfaitement naturelle à l'oral.
Le saviez-vous?
Le saviez-vous ? Le verbe « slacker » est devenu tellement courant au Québec qu'on l'a conjugué à toutes les sauces : je slacke, tu slackes, il slacke. L'Office de la langue française préférerait « relâcher », mais le peuple a tranché !
Exemple
Slack une maille, y'est juste en première année, tu peux pas t'attendre à ce qu'y ait des notes parfaites.