Il y a beaucoup de monde : un endroit est bondé, très achalandé. Au Québec, quand on dit « y'a du monde à la messe », on signale qu'un endroit déborde de gens - bien plus qu'on ne l'espérait.
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Origine
Au Québec, quand on dit « y'a du monde à la messe », on signale qu'un endroit déborde de gens - bien plus qu'on ne l'espérait. L'expression s'emploie aussi bien pour un magasin bondé un samedi matin que pour un festival, une station de métro à l'heure de pointe ou une fête de quartier. Le ton peut être neutre, amusé ou franchement exaspéré selon la situation.
Utilisation
L'image puise dans la réalité catholique historique du Québec. Pendant des générations, la messe dominicale était l'événement rassembleur par excellence : toute la paroisse s'y retrouvait, et les grandes célébrations (Noël, Pâques, Toussaint) remplissaient les nefs à craquer. « Y'a du monde à la messe » était, au sens propre, une simple constatation. Avec la sécularisation du Québec au XXe siècle, l'expression a gardé sa forme imagée tout en perdant sa référence religieuse : aujourd'hui, on la dit sans penser une seconde à l'église.
Nuances
La forme « y'a du monde à la messe » (avec élision de « il y a » en « y'a ») est la plus courante dans l'usage oral québécois. La forme plus complète « avoir du monde à la messe » est également attestée dans les dictionnaires et ouvrages de référence. Ces deux formulations coexistent et sont interchangeables.
Le saviez-vous ?
Pour un immigrant arrivant au Québec, cette expression est un bel exemple de la façon dont la langue québécoise a conservé des traces du passé catholique dans le vocabulaire courant, sans que les locuteurs y voient nécessairement une connotation religieuse. C'est de l'histoire gelée dans les mots.
Exemple
- T'as fait tes courses ce matin au marché Jean-Talon ? - Oui, mais wow... y'a du monde à la messe là-bas le samedi ! J'ai mis une heure à me rendre à la caisse.