Être débordé, manquer de temps, courir dans tous les sens. Le mot « broue » désigne la mousse ou l'écume - pensez à l'écume d'une bière fraîchement versée.
- familier
- Tout le Québec
Origine
Le mot « broue » désigne la mousse ou l'écume - pensez à l'écume d'une bière fraîchement versée. Le mot « toupet » renvoie, en québécois, à la touffe de cheveux sur le haut du front. L'image est savoureuse : on imaginerait quelqu'un tellement pressé qu'il aurait avalé sa bière si vite que la mousse lui serait montée dans les cheveux ! Une seconde hypothèse évoque l'écume qui perle sur la peau d'un cheval en plein effort. Les deux images pointent vers la même idée : une agitation débordante, visible à l'œil.
Utilisation
On l'emploie pour parler de quelqu'un qui croule sous les obligations et n'a pas une minute à lui. Ce n'est pas simplement « être occupé » : l'expression insiste sur un état d'urgence ou de surcharge. Elle peut s'appliquer à une personne, mais aussi à une période entière (« avant les Fêtes, tout le monde a de la broue dans le toupet »).
Nuances
Le registre est familier : on l'entend surtout à l'oral et dans les échanges informels. La Vitrine linguistique de l'OQLF et Usito la confirment dans le vocabulaire québécois courant. Elle est pratiquement inconnue hors du Québec - un francophone de France ne la comprendra pas sans explication.
Le saviez-vous ?
Avoir de la broue dans le toupet, c'est aussi une façon toute québécoise de dédramatiser la surcharge avec humour. L'image sonne bien plus vivante et complice qu'un simple « je suis surchargé ».
Exemple
- T'es libre pour le party ce soir ? - Pantoute, j'ai de la broue dans le toupet : deux rapports à remettre avant minuit !