Être au comble du bonheur, extrêmement heureux et ravi. « Être aux oiseaux » (ou, sous sa forme plus courante, « être aux petits oiseaux ») décrit un état d'euphorie et de joie intense.
- familier
- Tout le Québec
Origine
« Être aux oiseaux » (ou, sous sa forme plus courante, « être aux petits oiseaux ») décrit un état d'euphorie et de joie intense. On l'utilise pour quelqu'un qui rayonne de bonheur, qui flotte de légèreté - comme si les préoccupations du quotidien s'étaient momentanément dissipées.
Utilisation
L'origine exacte de l'expression n'est pas documentée : le Wiktionnaire mentionne explicitement une étymologie « manquante ou incomplète ». Des chroniqueurs de langue avancent une analogie avec l'expression française « être aux anges » : anges et oiseaux partagent le même imaginaire de légèreté, de ciel et de liberté. L'expression serait ainsi une formation propre au français québécois, par substitution poétique de l'image.
Nuances
Le registre est familier - courant, chaleureux, et sans aucune vulgarité. Elle est bien connue dans toute la francophonie canadienne. Un francophone de France ne la connaîtra pas sous cette forme, mais reconnaîtra facilement l'image dès qu'on la lui présente. Ses équivalents hors Québec sont « être aux anges », « être au septième ciel » ou « être sur un petit nuage ».
Le saviez-vous ?
Ce qui touche dans cette expression, c'est sa douceur. Elle n'évoque pas une joie bruyante, mais une joie légère et aérienne - celle de quelqu'un qui sourit sans raison apparente, qui vit un moment de grâce. C'est une belle fenêtre sur la façon dont le québécois populaire exprime le bonheur avec poésie.
Exemple
- Comment tu vas depuis que t'as eu ta promotion ? - Je suis aux oiseaux ! C'est la meilleure nouvelle de l'année.