Construction « être en [sacre] » signifiant être en colère, furieux. La gradation varie selon le sacre choisi : « être en maudit » exprime une irritation légère, tandis qu« être en tabarnak » ou « être en câlice » indique une fureur presque extrême. Pour dire qu'on est en colère au Québec, on utilise souvent la construction « être en + sacre ».
- vulgaire
- Tout le Québec
À propos de ce mot et de la loi
Ce mot fait partie du français parlé au Québec. Nous le présentons ici pour vous aider à le comprendre quand vous l'entendez, pas pour encourager son usage.
Au Canada, expliquer un mot vulgaire dans un but éducatif est permis. Les règles sur le contenu obscène (Code criminel) visent surtout le matériel sexuel explicite, pas le vocabulaire familier ni les sacres.
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Pour dire qu'on est en colère au Québec, on utilise souvent la construction « être en + sacre ». Le mot qu'on choisit pour compléter la phrase indique à quel point la colère est forte - c'est une graduation émotionnelle encodée directement dans la langue.
Gradation approximative, du plus doux au plus intense : « être en maudit » (irrité, contrarié), « être en ostie/esti » (franchement fâché), « être en crisse » (très en colère), « être en câlice » (furieux), « être en tabarnak » (hors de soi, rage maximale). Cette gradation n'est pas mathématique - elle varie selon les locuteurs, l'intonation et le contexte.
La même construction peut aussi servir d'intensif pour autre chose que la colère : « c'est bon en câlice » signifie que c'est vraiment très bon, pas qu'on est en colère. Ce double emploi - colère ou simple intensité - peut surprendre au premier abord, mais le contexte lève presque toujours l'ambiguïté.
À connaître pour comprendre les conversations sans être déstabilisé. Les sacres sont omniprésents dans le parler québécois populaire.
Exemple
- Il est comment depuis que son patron a annulé ses vacances ? - Il est en crisse. Ça fait deux semaines qu'il se lève de mauvaise humeur chaque matin.