En québécois familier, 'full' est un adverbe intensificateur qui signifie 'très', 'vraiment', 'super' ou 'plein de'. Par exemple, 'c'est full bon' veut dire 'c'est très bon'. L'OQLF le classe comme anglicisme déconseillé en contexte soutenu. Courant surtout chez les jeunes et dans les échanges informels. L'emprunt à l'anglais 'full' est très répandu au Québec dans le langage parlé.
- familier
- Québec
L'emprunt à l'anglais 'full' est très répandu au Québec dans le langage parlé. Il sert à renforcer un adjectif ou une quantité : 'c'est full intéressant', 'j'ai full de travail'. L'Office québécois de la langue française le déconseille en français standard, mais il est omniprésent dans les conversations quotidiennes et les réseaux sociaux. Historiquement associé aux jeunes, il se retrouve aujourd'hui dans toutes les tranches d'âge à l'oral informel. En France, on dirait 'très', 'vraiment' ou 'super'. Dans un contexte professionnel formel ou un écrit officiel, il faut l'éviter. Pour un immigrant, le connaître aide à comprendre la conversation courante, mais il convient de le réserver aux situations décontractées et de le remplacer par 'très' ou 'vraiment' dans les contextes plus neutres.
Exemple
La pizza était full bonne, on devrait y retourner.